18/10/2004 16h04[ ariimahine ] revue de presse
Ia ora na,
Quelques articles parus dans la presse métropolitaine :
Polynésie : Oscar Temaru fait le plein de voix dans la rue S. P.
Le Figaro [18 octobre 2004]
«Historique !» C'est ainsi que le président de la Polynésie française, Oscar Temaru, a qualifié la manifestation organisée samedi par son parti, l'Union pour la démocratie (UPLD), afin de réclamer la dissolution de l'Assemblée de Polynésie et l'organisation de nouvelles élections. «Nous sommes quinze, vingt ou trente mille, je ne sais plus mais ce que je sais, c'est que je n'ai jamais connu un tel rassemblement en Polynésie pour la démocratie et pour la liberté», a déclaré Oscar Temaru devant des milliers de manifestants.
Cette manifestation, qui a vu deux cortèges s'étirer samedi sur plusieurs kilomètres à l'est et à l'ouest de Papeete, était dirigée contre l'ancien président de l'Assemblée polynésienne, le sénateur UMP Gaston Flosse, à qui il est reproché d'avoir réussi à renverser la semaine passée le gouvernement de Polynésie après le vote d'une motion de censure.
Pour la plupart des observateurs, c'est la plus importante manifestation qu'ait connue la Polynésie : entre dix mille et quinze mille personnes y auraient participé, selon une estimation de l'AFP. Les manifestants, qui arboraient souvent deux drapeaux, le tricolore et celui des indépendantistes, ont défilé dans le calme et dans une ambiance presque familiale.
A l'issue de cette marche, Oscar Temaru a remercié la délégation du Parti socialiste qui, a-t-il dit, «par sa présence, par son soutien, prouve qu'il existe en France d'autres valeurs que celles que nous proposent le président de la République et son ami Gaston Flosse». De fait, Christian Paul, ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer de Lionel Jospin, ainsi que quatre députés et sénateurs socialistes avaient fait le voyage depuis la métropole pour participer à cette manifestation tahitienne. «Nous allons, dès mardi prochain, dire aux Français ce que nous avons vu aujourd'hui en Polynésie et qu'il est important d'entendre la voix des Polynésiens avant que la confusion ne s'installe», a déclaré de son côté Christian Paul.
Alors que l'Assemblée de Polynésie est convoquée demain pour élire un nouveau président (lire ci-dessous), Jack Lang est revenu hier sur le sujet, accusant «les gens du pouvoir parisien» d'avoir «manipulé, ordonnancé, programmé et financé une sorte de coup d'Etat légal» en Polynésie. «Je mets en cause l'ensemble de l'exécutif français qui a voulu annihiler le résultat du vote populaire en Polynésie par lequel un nouveau gouvernement a été désigné et M. Gaston Flosse a été destitué», a précisé l'ancien ministre socialiste sur Radio J, dénonçant au passage «des méthodes de République bananière».
De leur côté, les Verts et le PS ont l'intention de demander un entretien au président de la République afin qu'il prononce la dissolution de l'Assemblée territoriale. Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a souhaité, hier sur Europe 1, que «l'ensemble de l'opposition sollicite» ce rendez-vous.
L'ancien président, qui pourrait reprendre la direction de l'exécutif la semaine prochaine, affirme agir «dans le cadre du droit»
Flosse : «Le PS a une attitude grave et irresponsable»
Sénateur UMP, Gaston Flosse, 73 ans, avait perdu en juin dernier le fauteuil de président de la Polynésie après avoir rempli trois mandats successifs. Propos recueillis par Rodolphe Geisler
Le Figaro [16 octobre 2004]
LE FIGARO. – Oscar Temaru vous accuse d'avoir utilisé des «méthodes mafieuses» pour le renverser. Il parle de pressions que vous auriez exercées sur certains élus de son camp. Que lui répondez-vous ?
Gaston FLOSSE. – Tout cela est faux. Oscar Temaru, conseillé par les socialistes, et par René Dosière en particulier, m'accuse de méthodes mafieuses et d'avoir acheté des élus pour renverser sa majorité. Gardons la tête froide et revenons-en aux faits. En juin, c'est M. Temaru qui est venu débaucher deux de nos élus pour conforter sa majorité, ce n'est pas l'inverse. A ce moment-là, personne n'a rien dit. Le Tahoera'a, respectant leurs choix, ne leur a pas fait injure de dire qu'ils avaient été achetés. A l'époque, certains élus des îles, soumis au chantage de M. Temaru, qui a coupé tous les crédits aux communes des archipels qui n'ont pas voté pour lui, ont pensé pouvoir défendre les intérêts de leur population en rejoignant la nouvelle majorité. Ils ont vite déchanté et ils sont revenus vers leur ancien parti. Le jeu des alliances fait partie du jeu démocratique. Je constate simplement que lorsque des élus de notre groupe vont rejoindre M. Temaru, c'est normal. Quand c'est l'inverse, ça devient de la corruption. Il faut que M. Temaru arrête de faire injure aux élus qui ne sont pas avec lui, en pensant qu'ils n'ont pas de convictions et que, s'ils changent d'avis, c'est uniquement avec des valises d'argent.
Le PS laisse entendre que vous auriez manoeuvré avec la bénédiction de Paris pour empêcher la publication d'un audit concernant votre gestion passée et vos liens avec le président de la République...
Tout cela est également faux. C'est l'autre grand axe des attaques d'Oscar Temaru, toujours conseillé par les socialistes, qui cherchent à atteindre le président Jacques Chirac. Il n'y a aucune manoeuvre de Paris. Nous agissons dans le cadre du droit et nous appliquons la loi, tout simplement. Je n'ai rien à cacher sur la gestion passée, et je puis d'ailleurs vous confirmer que si mon parti revient au pouvoir, nous continuerons l'audit en cours et nous l'étendrons à la gestion Temaru. Pour l'heure, nous sommes dans une partie de bras de fer, et pour nos adversaires, tous les mensonges sont bons pour lever la population. On vit dans un mauvais rêve. Et je trouve une fois encore scandaleux que les socialistes viennent en Polynésie déstabiliser l'Etat en affirmant qu'il serait partisan. Ils utilisent les mêmes méthodes de déstabilisation qu'en Nouvelle-Calédonie. Ils mettent le désordre, et ils repartent en avion à Paris, laissant derrière eux la pagaille. C'est une attitude grave et irresponsable.
Le Tahoera'a vous a désigné pour être son candidat. Sachant qu'en cas de victoire vous devrez «cohabiter» avec le président indépendantiste de l'assemblée jusqu'en juin, avez-vous hésité avant d'accepter ?
Je n'ai pas hésité un instant. Cette cohabitation s'impose à nous. Le président de l'assemblée reste en fonction pendant un an et M. Géros affirme depuis le début vouloir rester dans le cadre de la loi. J'en prends acte, mais je constate que, depuis plusieurs jours, il tente de tout faire pour paralyser nos institutions. Je m'attends donc, bien qu'il n'ait plus la majorité, à ce qu'il multiplie les chausse-trappes pour ralentir le travail de la nouvelle majorité.
Finalement, une dissolution de l'assemblée, comme le demande M. Temaru, ne serait-elle pas l'occasion de clarifier les choses ?
Il n'y a aucune raison de demander une nouvelle dissolution. Ce n'est pas parce que la majorité bascule à la faveur d'un changement d'alliance que les institutions sont bloquées. Au contraire, cela fait partie du jeu démocratique. Nous venons à peine de dissoudre et d'aller aux urnes en mai dernier. Je rappelle d'ailleurs que lorsque nous avions demandé la dissolution à l'époque, M. Temaru et les socialistes avaient crié à la dictature et au déni de démocratie. Je constate que, selon les circonstances, M. Temaru dit tout et son contraire.
Toujours dans l'hypothèse où vous seriez élu la semaine prochaine, comptez-vous aller au terme de votre mandat ?
J'irai au bout de ce mandat, mais ce sera bel et bien mon dernier. Je passerai ensuite le relais. Il y a encore tant de choses à faire... Il faut remettre la machine en route, redonner confiance aux investisseurs, renouer le dialogue avec l'Etat. Mais, d'un autre côté, j'ai entendu le message du 23 mai dernier. J'ai commis des erreurs, je le reconnais. Je suis allé trop vite, et le développement a laissé une partie de la population sur le bas-côté. Nous allons corriger tout cela, mettre en sourdine les grands travaux d'infrastructure, pourtant nécessaires, et faire plus de social. Les gens ont voulu un changement, nous allons réaliser ce changement, intelligemment, grâce à une nouvelle gouvernance, de manière peut-être plus consensuelle, et surtout sans rompre avec la France, comme le veut Oscar Temaru soutenu par les socialistes. Je suis convaincu aujourd'hui que le PS travaille au largage de la Polynésie. Je leur dis : laissez les Polynésiens régler leurs affaires entre eux et ne venez pas vous ingérer dans la politique locale comme au temps des colonies.
En attendant, le parti indépendantiste appelle à une grande manifestation aujourd'hui. Redoutez-vous des débordements ?
Les manifestations et l'agitation sont deux domaines dans lesquels les indépendantistes sont passés maîtres. Aujourd'hui tout est fait pour monter l'opinion publique et créer les conditions d'une extrême tension. Depuis plusieurs jours nous vivons dans un climat malsain, savamment entretenu par Oscar Temaru sur les conseils de ses amis. Des débordements sont à craindre, et les socialistes en porteront la responsabilité. Si ce n'est pas aujourd'hui, se sera un autre jour, car je pense qu'Oscar Temaru n'en restera pas là et qu'il veut entraîner la Polynésie dans un processus calédonien.
18/10/2004 16h12[ ariimahine ] Re : revue de presse
La Polynésie française se mobilise contre le retour de M. Flosse
LE MONDE | 18.10.04 | 14h24 • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.10.04
Plus de 20 000 personnes ont défilé, samedi 16 octobre, dans l'archipel pour réclamer la dissolution de l'Assemblée locale. Le successeur d'Oscar Temaru, déchu de son mandat de président le 9 octobre, devrait être désigné d'ici à la fin octobre.
La houle des drapeaux, aux couleurs bleu pâle et blanc du Tavini Huiraatira, le parti indépendantiste de Polynésie française, mêlée à celle du bleu-blanc-rouge de la République, est remontée, via la télévision, vers la métropole pour porter une revendication : la dissolution de l'Assemblée de Polynésie et la convocation de nouvelles élections.
Samedi 16 octobre au matin (dans la nuit de samedi à dimanche pour la métropole), deux immenses cortèges ont convergé vers Papeete par les deux seules voies d'accès possibles qui, hormis l'océan, conduisent à la capitale du territoire : de 8 000 à 10 000 personnes, en provenance d'Arue, sur la côte nord-est, dont le maire est Philip Schyle, autonomiste et proche de l'UDF, mais opposant au sénateur (UMP) Gaston Flosse ; de 10 000 à 15 000 venant de Faaa, plus au sud, la commune la plus peuplée des archipels polynésiens, celle dont le maire est précisément Oscar Temaru, premier président indépendantiste de la Polynésie, mais déchu depuis le 9 octobre et le vote d'une motion de censure déposée par le groupe du Tahoeraa, celui de M. Flosse et de ses amis.
De ce côté-ci de la manifestation, M. Temaru était escorté par quatre parlementaires socialistes venus de métropole, ceints de leur écharpe tricolore, parmi lesquels Christian Paul, député de la Nièvre, mais surtout secrétaire d'Etat à l'outre-mer dans le dernier gouvernement de Lionel Jospin.
Les socialistes avaient souhaité être présents : pour témoigner vis-à-vis des Polynésiens, comme le dit l'un d'eux, René Dosière, député de l'Aisne, qu'"il y a d'autres forces, en métropole, que ceux qui soutiennent le clan Flosse", mais aussi au titre de "casques bleus". La manifestation était en effet annoncée à hauts risques.
Il n'y a eu, en fait, aucun incident. "Il n'y a même pas eu un mouvement d'humeur lors du passage de la manifestation devant la permanence du Tahoeraa", raconte l'un des participants. Nombreuses, les forces de l'ordre sont, de leur côté, restées très discrètes.
Peu avant midi, les deux cortèges ont fait leur jonction en plein centre de Papeete, à proximité immédiate du siège du haut commissariat de la République et à deux pas de ce rond-point, en train d'être gagné sur la mer, que Gaston Flosse voudrait voir baptiser du nom de Jacques Chirac.
Devant la stèle de Pouvanaa à Oopa, le père du nationalisme polynésien, emprisonné peu après le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958, M. Temaru a notamment déclaré : "C'est grâce au président de la République, Jacques Chirac, et à son ami, le sénateur Gaston Flosse, que nous sommes aujourd'hui entre 15 000 et 30 000 personnes à manifester dans les rues de la ville."
Estimant, comme la plupart des observateurs locaux, que ce rassemblement est le plus important de l'histoire de la Polynésie française (peuplée de quelque 240 000 habitants), il a appelé à ce qu'"un terme soit mis à vingt ans de pouvoir flossiste basé sur la corruption et le clientélisme".
Fait rarissime en Polynésie, de petites manifestations ont eu lieu au même moment dans d'autres archipels, notamment aux îles Marquises et aux Tuamotu, au nord de Tahiti. Dans la soirée, la délégation socialiste a eu un entretien - qu'elle a qualifié de "franc et direct"- avec le haut commissaire de la République, Michel Mathieu, qui, par deux fois depuis le début de la crise, a rappelé à l'ordre les indépendantistes.
BLOCAGE INSTITUTIONNEL
Mais, après la démonstration de force du week-end, la semaine à venir s'annonce périlleuse. A Paris, après une première demande - restée vaine - de dissolution de l'Assemblée de Polynésie, le PS est décidé à hausser le ton. Son premier secrétaire, François Hollande, a fait part de son intention, dimanche, de demander un entretien au président de la République.
Les Verts, associés à cette démarche, travaillent de leur côté à la constitution d'un comité pour la démocratie en Polynésie. Localement, à la suite d'un invraisemblable imbroglio juridique (Le Monde du 16 octobre), l'Assemblée de Polynésie, toujours présidée par un indépendantiste, Antony Géros, devrait se réunir trois ou quatre fois en moins d'une semaine pour élire le successeur de M. Temaru.
Selon le scénario le plus vraisemblable, l'Assemblée se réunira une première fois, mardi, sur la convocation d'une vice-présidente membre du Tahoeraa. Si le quorum n'est pas atteint, comme il est probable (les indépendantistes contestant la validité de cette convocation), l'Assemblée pourra de nouveau se réunir de plein droit trois jours plus tard, soit vendredi. Aucun quorum ne sera alors nécessaire : M. Flosse sera donc élu.
Sauf qu'entre-temps la majorité plurielle aura engagé un ou plusieurs recours pour faire annuler par le tribunal administratif les réunions des 19 et 22 octobre.
Le président Géros, qui peut rester en exercice jusqu'au printemps 2005, a choisi la date du lundi 25 octobre pour procéder à l'élection du nouveau président de la Polynésie. Ainsi, à cette date, en fonction des décisions de justice, le territoire pourra n'avoir aucun président ou, au contraire, en avoir deux ! Le blocage institutionnel sera alors patent, avec tous les risques de dérapage d'une telle situation.
Jean-Louis Saux (avec Olivier Gelin à Papeete)
18/10/2004 17h06[ ariimahine ] Re : revue de presse
Petit florilège des échanges à l'assemblée concernant le fenua...
Question publiée au JO le : 29/01/2004 de M. Dosière René ( Socialiste - Aisne )
Mme la ministre de l'outre-mer. Je voudrais aussi vous rappeler que, sous le gouvernement précédent, le parti socialiste n'a pas hésité à passer des accords avec le leader indépendantiste de Polynésie. (Protestations sur les bancs du groupe socialiste.)
M. Christian Paul. Fantasmes !
Mme Martine David. Délires !
Mme la ministre de l'outre-mer. Le respect de l'unité de la République et des principes républicains ne vous étouffait pas à cette époque ! (Nouvelles protestations sur les bancs du groupe socialiste.- Très vifs applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.- Plusieurs députés du groupe de l'Union pour un mouvement populaire se lèvent et applaudissent.)
Question N° : 1374 de M. Dosière René ( Socialiste - Aisne )
Question publiée au JO le : 26/05/2004
Mme la ministre de l'outre-mer. ...de M. Temaru est à cet égard éloquente.
Cela dit, je n'en suis guère étonnée : hier déjà, lorsque M. Hollande a annoncé que les quatre régions d'outre-mer avaient basculé à gauche, j'ai été assez stupéfaite en entendant le Parti socialiste s'annexer la victoire, à la Martinique, d'un élu indépendantiste... Mais finalement, tout cela est cohérent, puisque vous vous félicitez de la victoire d'un parti indépendantiste (Vives exclamations sur les bancs du groupe socialiste. - Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire) avec lequel vous avez signé un accord, le 20 mai dernier, qui prévoit l'accession à la pleine souveraineté de la Polynésie française - avec, j'imagine, la totale indépendance financière !
….
je constate que ces deux millions et demi de Français, vous n'avez qu'une idée en tête : vous en débarrasser, car vous les considérez comme une charge. Ce n'est pas notre conception de la République et je ne pense pas que ce soit le souhait de l'immense majorité de nos compatriotes d'outre-mer. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire. - Exclamations sur les bancs du groupe socialiste.)
18/10/2004 17h19[ ariimahine ] Re : revue de presse
Ah quoi joue le PS à Tahiti ?
Sont-ils entrain de nous préparer un remake de la nouvelle-cal? On chauffe à blanc les protagonistes, on attise les braises et on se sauve dès que le feu prend ?
18/10/2004 17h24[ Etetera ] Re : revue de presse
et avec l'argent de tous les contribuables en plus !
Pourvu que cela continue dans le même calme et sans violence aucune !
Pour calmer les esprits, une dissolution serait la bienvenue et qu'importe qui l'emportera, pourvu que la majorité soit claire et nette et non pas serrée comme aujourd'hui .... Et que de nouvelles tetes sortent aussi peut-être ...
18/10/2004 18h24[ teiki 1 ] Re : revue de presse
Quel gâchis, tous ces commentaires de “journalistes spécialistes” popaa sur ce qui c est réellement passe en polynesie a l occasion de ce défile. Mes confrères n ont rien compris a la portee réelle de tout cela, comme moi je ne comprend rien a ce qui ce passe chez vous. Je m abstiens donc d en parler et je ne joue pas a celui qui sait.
Teiki
18/10/2004 23h01[ urarii ] Re : revue de presse
Ia orana,
les "journalistes spécialistes" popa'a ou non refletent intégralement la part de vérité et l'élan de solidarité survenu
lors de cette marche: nous étions 25-30.000cfp, blancs, jaunes, marron, où toutes les "couleurs" q vous voulez étaient représentées mais tous solidaires pour provoquer la dissolution de l'assemblée..c'est la première que la démocratie (et non l'autocratie) était représenté aussi massivement...sans incident, il faut rester positifs!
voici un autre lien:
" Polynésie Tahiti contre le coup de force chiraquien"
http://www.liberation.fr/page.php?Article=246955
http://www.lepoint.fr/static/afp/francais/journal/une/041018170839.vzp6csr1.htm
+ autre article montrant les limites de la CENSURE FLOSSE suite au retrait des journaux de LIBERATION LE 14/10 A L'AEROPORT
http://www.liberation.fr/page.php?Article=246958
HEUREUSEMENT Q CERTAINS ONT L'INTERNET POUR MESURER LA PRESSION DES MEDIAS EN FAVEUR DE LA DISSOLUTION...curieusement, la connexion est laborieuse ce matin alors qu'habituellement, celà se passe l'après-midi!
nana,
Urarii
18/10/2004 23h12[ caws_llyffant ] Re : revue de presse
Merci pour tout ce travail , Ariimahine . Pour repondre à ta dernière question , voici une question similaire de Libération (14 / 10 / 04 )
Libération : Brigitte Girardin n'a- t-elle pas raison d'accuser vos alliés socialistes de vouloir 'larguer l'Outre-Mer. '
M Temaru : Je suis indépendantiste et fier de l'être . Nous sommes un petit peuple qui revendique le droit à l'autodétermination . Nous voulons sortir d'une situation économique vraiment catastrophique et totalement artificielle . Il nous faut redéfinir notre lien avec l'Etat français . Il est de son devoir de nous aider à accéder à la libération et à l'indépendance .
M Temaru n'a donc pas répondu à la question .
Anna .
18/10/2004 23h49[ caws_llyffant ] Re : revue de presse
Pardon , nos posts se sont croisés , Urarii . Voici l'éditorial de Libération , 14 / 10
Tropismes
Le coup d'état 'légal' de Papeete correspond parfaitement à la réputation de Gaston Flosse qu'un euphémisme timoré dirait sulfureuse . Celui-ci a réussi à se tailler une carrière de potentat tropical à l'ombre de la République Française et , tout spécialement , à celle de Jacques Chirac dont il est l'homme lige . La seule chose qui a protégé ces îles du Pacifique de la dérive autocratique où tant d'anciennes colonies ont sombré , c'est la désagréable obligation d'organiser des élections selon des règles à peu près démocratiques .
C'était encore trop . A défaut d'avoir pu éviter le suffrage universel , Flosse en a changé le résultat quatre mois après qu'il s'est exprimé .
Longtemps , la situation polynésienne a été masquée par la raison d'Etat nucléaire . L'ordre régnant à Tahiti étant devenu une priorité de défense nationale , on n'a pas été regardant quant aux moyens de le maintenir . Les retombées économiques de Muroroa ont assuré une prosperité artificielle et surtout très partielle ; Affairisme et passe-droit d'un côté , misère et humiliation de l'autre , cette caricature néocoloniale était siglée RPR en sous-main ; Flosse était un personnage trop précieux de la Chiraquie pour qu'elle le laisse languir trop longtemps à l'ombre du pouvoir . D'autant plus que ses successeurs ont ouvert des enquêtes sur l'utilisation ds fonds publics . Il fallait faire tomber le rideau , et vite ....
C'est à des sordides manoeuvres comme celle-là qu'on peut mesurer ce qu'il en coûte d'avoir pour Président un homme en sursis d'instruction judiciaire . On doit ainsi à Chirac le retour de Pasqua au Sénat et celui de Flosse dans l'antichambre du pouvoir , et pour les mêmes raisons .
Gérard Dupuy , Libération 14 / 10 / 04
19/10/2004 00h03[ caws_llyffant ] Re : revue de presse
.....et tant qu'on y est , quelques lignes du Canard Enchaîné , 13 /10 /04
Cet intéressant précédent concernant la carrière polynésienne de Peretti ( 2. 176 .000 FF , maire de Sarlat ....dans le Dordogne) laisse bien augurer des trouvailles qu'aurait pu dénicher l'audit général sur la gestion de Gaston Flosse qu'avait demandé son successeur . Il était temps de le renverser .
Hervé Martin , Canard Enchaîné 13 / 10 / 04
19/10/2004 01h58[ urarii ] Re : revue de presse
a Caws,
Quand tu dis plus haut q Temaru n'a pas répondu à la question, c'est vrai mais il a été souvent maladroit ou pas suffisamment réfléchi lorsqu'il engageait ses paroles (ex : forum du pacifique où l'on ne savait pas si O.T parlait sous la casquette du president du territoire ou du tavini)..cà arrive!
le truc, c'est qu'aujourd'hui, certains agitateurs pro-indépendantistes craignent la soi-disante manipulation des autonomistes sur O.T car son discours est plus réfléchi et qu'il était censé mettre de côté ses idées indépendantistes pendant son mandat..mais comme il y a des virulents indépendantistes, certains n'acceptent pas le consensus temaru/autonomiste..comme Hiro Tefaarere qui a bien foutu la merde alors qu'il était proche de temaru..certains comme lui étaient sans doute trop gourmand ou impatients, ceci expliquant les retournements de vestes comme Noa Tetuanui! lourde responsabilité, je plains sa famille!
nana,
urarii
19/10/2004 02h15[ caws_llyffant ] Re : revue de presse
Ia ora na ,
Je ne critiquais pas M Temaru , Urarii . Je pense qu'il a peut-être fait exprès de ne pas répondre à la question , pour les mêmes raisons qu'Ariimahine veut nous faire réfléchir aux buts ultimes du parti socialiste .
na na
Anna .
19/10/2004 02h29[ urarii ] Re : revue de presse
a Caws,
ai-je dit q tu critiquais temaru?
Ne démarres pas au quart de tour, j'essayais simplement de te donner une explication à sa non-réponse!
19/10/2004 02h35[ caws_llyffant ] Re : revue de presse
Oui , et moi je dis qu'il a peut-être fait exprès ! Je ne suis pas fâchée , loin de là !! Je vais mettre des 'lol' et des ; - ) et des !!!!!! partout . Mon style sobre , et mon humour- pince- sans rire prêtent à confusion .
na na Urarii ,
Anna .
19/10/2004 08h19[ teiki 1 ] Re : revue de presse
"M Temaru : Je suis indépendantiste et fier de l'être . Nous sommes un petit peuple qui revendique le droit à l'autodétermination . Nous voulons sortir d'une situation économique vraiment catastrophique et totalement artificielle . Il nous faut redéfinir notre lien avec l'Etat français . Il est de son devoir de nous aider à accéder à la libération et à l'indépendance"
Oscar a raison. Mais qu est ce qu on en a a foutre des socialistes, des centristes, de le droite, de la gauche...cela ne veux rien dire chez nous. Tout ce blablabla, c est bon pour les popaa, pour ceux qui ce masturbent les neurones, qui tournent autour du pot, qui appellent un chat, un minou. Oscar a répondu à la seule vraie question qui intéresse les polynésiens, quel sera leur avenir ? Les élucubrations des popaa soit disant spécialistes de la polynesie on s en tape. C est notre avenir qui est en jeu pas le leur, pas le votre. Continuez a faire joujou avec les mots, nous, nous avons d autres préoccupations de loin plus importantes.
Teiki